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L’ascendance africaine cachée des Britanniques révélée par les gènes. (histoire )

Sujet: Histoireune équipe de chercheurs a découvert la première preuve d’un apport africain au pool génétique britannique « indigène » qui remonterait à au moins 250 ans. L’ascendance africaine cachée des Britanniques révélée par les gènes. L’étude, financée par le Wellcome Trust ainsi que dans le cadre du projet EUROCORES « The Origin of Man, Language and Languages », lui-même subventionné par l’UE, est publiée en ligne par le European Journal of Human Genetics. Environ 8 % de la population britannique actuelle appartient aux minorités ethniques, plus d’un million de personnes s’étant elles-mêmes classées comme « black » ou « black british » lors du dernier recensement. La plupart de ces individus peuvent faire remonter l’arrivée de leur famille au Royaume-Uni à la moitié du XXe siècle, époque où le pays a accueilli de nombreux immigrés venus d’Afrique et des Caraïbes. Les chercheurs notent cependant que les Africains sont en réalité arrivés au Royaume-Uni il y a des siècles. Des Africains ont ainsi mis le pied en Grande-Bretagne il y a plus de 1 800 ans dans les rangs de l’armée romaine, et l’on suppute que les Vikings auraient pu emmener des prisonniers africains lorsqu’ils débarquèrent dans les îles Britanniques au IXe siècle. Au XVIe siècle, avec la traite des Noirs, les serviteurs, musiciens, amuseurs et esclaves africains devinrent monnaie courante. Pour la première fois, des chercheurs ont mis en évidence l’irruption d’un chromosome Y africain dans la population britannique « indigène », quelque part le long de la lignée génétique. Cette découverte a été faite lors d’une étude du lien entre les patronymes et les chromosomes Y, les deux étant transmis de père en fils. On a établi qu’un homme, baptisé « M. X » par les chercheurs, était porteur d’une version rare du chromosome Y que l’on n’a retrouvée à ce jour que chez un petit nombre d’individus originaires d’Afrique occidentale. M. X lui-même est d’apparence européenne et n’a manifestement connaissance d’aucun lien unissant sa famille avec l’Afrique. Pour déterminer quand le chromosome était arrivé en Grande-Bretagne, les chercheurs ont contacté 18 hommes portant le même patronyme que M. X. Selon eux, ce nom est relativement rare et la plupart des gens qui le portent ont des liens avec la région du Yorkshire oriental. Il se trouve que six des hommes testés ont ce rare chromosome africain en partage. L’arbre généalogique suggère qu’il serait entré dans leur lignage il y a au moins 250 ans. Comme ils l’ont indiqué, les chercheurs ignorent toujours si le chromosome est arrivé avec un immigrant africain de première génération ou avec un Européen qui en était porteur. « L’étude montre que la définition de la "britannitude" est ardue, et qu’elle l’a toujours été », a déclaré l’un de ses auteurs, le professeur Mark Jobling, enseignant à l’université de Leicester. « L’histoire des migrations humaines est d’évidence très complexe, en particulier pour une nation insulaire comme la nôtre, et cette étude déboulonne, si besoin en était, l’idée qu’il puisse y avoir des populations ou races élémentaires et distinctes. » Les résultats ont également des implications pour les experts en criminalistique, qui ont fréquemment recours au profilage ADN lors d’enquêtes criminelles. « Les experts en criminalistique emploient l’analyse ADN pour déterminer les origines ethniques de la personne, à partir de cheveux ou d’échantillons sanguins par exemple trouvés sur les lieux du crime », a expliqué le professeur Jobling. « Bien qu’ils aient toutes les chances de prévoir l’appartenance ethnique correcte en utilisant l’analyse élargie de l’ADN hors chromosome Y, ils se seraient probablement creusé la tête un bon moment à la découverte de ce remarquable chromosome africain. »

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la peur selon MARCUS MOSIAH GARVEY (histoire )

Sujet: Culture
faites votre travail sans peur
Ne craignez que Dieu et rendez votre vie digne de vous .
Quand on a peur on laisse passer ses chances .

On ne fait rien de valable quand on a peur
Tant qu'on a pas brisé les chaînes de la peur qui
entravent nos membres on n'arrive a rien.
Tant qu'on a pas purgé notre coeur de ce poison
qu'est la peur , nos émotions au lieu de nous donner
du punch, nous submerge de honte et de confusion.
La peur est notre ennemi numéro 1.
Pourtant la peur est un fantome, rien de plus .
Mais il est terrifiant !
Dans les situation de crise, ses mains décharnées
Nous attrape à la gorge  et nous privent de nos moyen,
au moment ou tout  dépend de nous .
Nous avons une grande bataille à mener : vaincre la peur.
Cette bataille gagnée, le monde est à nous .

Comment la peur gache notre vie :
L'amour est la plus belle chose au monde.
Pourtant la peur transforme le paradis de  l'amour en enfer
de soupçon et de jalousie; n'ayez pas peur d'aimer et
de croire que vous etes aimé.
C'est vrai il est plus facile d'imaginer que tout le monde
vous en veut que de croire qu'on vous aime .
mais si vous voulez vivre heureux, il est indispensable de croire à l'amour.

Comment se débarrasser de la peur ?

 1- Si vous avez peur de quelque chose , foncer droit dessus !
 2-Familiarisez vous avec les choses et les gens dont vous avez peur.
 3-Ne montrer pas votre peur.
 4-Ne vous soucier pas de l'opinion des autres .
 5-Habituez vous à prendre des décisions et vous y tenir .
 6-Servez vous vous de votre intelligence .
 7-N'essayez pas de résoudre tous les problèmes à la , à chaque jour suffit sa peine.
 8-Apprenez à vous relaxer . Etudier l'art de détourner vote attention vers autre chose .
    quand on pense trop longtemps à la meme chose on devient amer, on n'arrive plus a relativiser,
    on est mal. Apprenez à vous distraire ,allez au ciné , jouez au foot lisez un bon bouquin.
 9-Prenez soin de votre santé, disciplinez votre corps si vous voulez un esprit alerte et discipliné
    Ne buvez pas trop, ne fumez pas trop ne vous attendrissez pas trop sur vous meme  :
    la mollesse et la base de la peur .
10-Pensez droit, ayezune vision juste du monde.
     Vous avez votre place dans l'univers. Vous n'etes pas né pour rien .
     Vous avez votre role à jouer autant que l'arbre ou l'étoile


location appartement marrakech, vente, achat (histoire )

Sujet: Culturelocation appartement marrakech, vente, achat, agence immobilière marrakech - louer appartement maroc, agence immobilière basée à marrakech specialisée dans la location des appartements à marrakech - maroc.





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PNL au travail (histoire )

Articles et conseils gratuits sur l'utilisation de la PNL en milieu professionnel ainsi qu'en entreprise. Donne des conseils et astuces pour utiliser la PNL au travail.

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la légende d'osiris (histoire )

Sujet: Histoire

OSIRIS, dieu et ancêtre du peuple égyptien ancien

« La Légende » d’Osiris

 

Ce mythe égyptien insinue quelque chose de plus que ce qu’insinue un mythe ordinaire. C’est un enseignement sacré, c’est un livre sacré, objet d’une vénération particulière, ou un texte magique possédant des vertus spéciales. Le sens de la légende d’Osiris est précisément l’évolution des âmes, leur retour au divin, leur reconstitution après le démembrement et leur complète fusion avec le divin.

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La Déesse ISIS et son fils HORUS

Les Textes égyptiens parlant du « mythe osirien » sont peu nombreux. Il est surtout connu par le récit tardif de Plutarque.

Selon la mythologie égyptienne, Osiris fut assassiné par son frère Seth, puis ramené à la vie par l’amour de sa sœur-épouse, Isis. Ce mythe décrit les forces destructrices qui ont engendré le processus de la momification. L’amour d’Isis est le symbole de la régénération et de la promesse de la vie éternelle. Le cycle de la destruction, de la mort et de la renaissance se répétait chaque année lors de la crue annuelle du Nil, le fleuve qui fournissait les éléments indispensables à la vie et donna naissance à l’une des premières civilisations.

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Statue : La plus ancienne Marie et le plus ancien Jésus de France
Les plus anciennes « MARIE » sont noires. « Marie » est souvent surnommée « l’Égyptienne ». Ce prénom est typiquement Kamit. Il vient étymologiquement du verbe « Mari, Méri » en égyptien ancien et signifie « aimer » en français. MARIE reprend tous les attributs de ISIS (notamment appelée "Mère de Dieu")

Notre texte est le premier d’une série de textes que nous allons proposer à nos internautes :

- OSIRIS, dieu et ancêtre du peuple égyptien (au même titre qu’Orphée pour les grecs), surnommé « Kem Our » (le Grand Noir) dans les plus anciens textes sacrés de Kémèt (l’Égypte antique) fut un souverain parfait (surnommé aussi "Ounn-néfèr" , c’est-à-dire "l’être perpétuellement bon").

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Dieu OSIRIS "Le Grand Nègre"

- OSIRIS arracha les Kamits à leur existence de privations et de bêtes sauvages, leur fit connaître les fruits de la terre, leur donna des lois et leur apprit à respecter les dieux. Plus tard, il parcourut la terre entière pour la civiliser. Il eut très rarement besoin de faire usage de la force des armes, et ce fut le plus souvent par la persuasion, par la raison, parfois aussi en les charmant par des chants et par toutes les ressources de la musique, qu’il attira vers lui le plus grand nombre d’hommes.

- SETH, son frère, jaloux de lui, décida de l’assassiner. Ayant pris en secret la longueur exacte du corps d’Osiris, Seth, fit construire, d’après cette mesure, un coffre, superbe et remarquablement décoré, et ordonna qu’on l’apportât au milieu d’un festin. A la vue de ce coffre, tous les convives furent étonnés et ravis. Seth promis alors, en plaisantant, qu’il en ferait présent à celui qui, en s’y couchant, le remplirait exactement. Les uns après les autres, tous les convives l’essayèrent, mais aucun d’eux ne le trouva à sa taille. Enfin, Osiris y entra et s’y étendit de tout son long. Au même instant, tous les convives s’élancèrent pour fermer le couvercle. Les uns l’assujettirent extérieurement avec des clous, les autres le scellèrent avec du plomb fondu. L’opération terminée, le coffre fut porté sur le fleuve, et on le fit descendre jusque dans la mer par la bouche Tanitique appelée Maudite.

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Le Dieu SETH "Le Rouge"
Le meurtrier d’Osiris

- ISIS, informée de la mort de son mari et frère, se coupa une boucle de ses cheveux dans le lieu même où elle avait apprit ce malheur. Elle se couvrit d’un vêtement de deuil. Isis, la Déesse, erra de tous les côtés, alla partout, en proie à la plus grande angoisse et jamais ne s’approcha de personne sans lui adresser la parole.

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La Déesse ISIS
Epouse d’Osiris et mère d’Horus

- ISIS, bientôt, fut avisée que le coffre soulevé par la mer, avait été apporté sur le territoire de Byblos, et que le flot l’avait fait aborder doucement au pied d’un tamaris. Or ce Tamaris, s’étant en peu de temps très magnifiquement développé, et ayant grandement activé sa croissance, étreignit ce coffre, poussa autour de lui et le cacha à l’intérieur de son bois. Le roi du pays, émerveillé par le développement de cet arbuste, ordonna de couper le tronc qui contenait ce coffre invisible, et d’en faire une colonne pour soutenir son palais.

- ISIS, instruite de ce fait, dit-on, par un vent divin de renommée, se rendit à Byblos. Elle s’assit, effondrée et pleurante, auprès d’une fontaine, et n’adressa la parole à personne. Mais, quand vinrent à passer les servantes de la reine, elle les salua, les entretint avec bienveillance, s’offrit à tresser leurs cheveux et à imprégner tout leur corps de l’admirable odeur qui se dégageait de sa propre personne. Quand la reine revit ces jeunes servantes, elle tomba tout aussitôt dans le désir de savoir quelle était l’étrangère, grâce à qui leurs cheveux et leurs corps répandaient un parfum d’ambroisie. Ce fut ainsi qu’elle l’envoya chercher, qu’elle fit d’elle son amie la plus intime, et qu’elle la chargea d’être la nourrice de son petit enfant.

- ISIS, pour allaiter l’enfant, au lieu du sein, lui mettait le doigt dans la bouche. Durant la nuit, elle brûlait ce qu’il y avait de mortel en son corps. On dit aussi qu’Isis devenait parfois une hirondelle, et qu’elle volait en gémissant tout autour de la colonne qui soutenait le toit. Cela dura jusqu’à ce que la reine, s’étant prise un jour à épier la Déesse et à pousser de grands cris en la voyant brûler son petit enfant, ravit à ce dernier le privilège de l’immortalité. Isis, alors se fit voir en Déesse et demanda la colonne qui supportait le toit. Sans aucune peine, elle dégagea ce tronc de tamaris et le coupa ; puis, l’ayant enveloppé dans une fine toile, elle l’oignit d’essence parfumée et le confia aux mains du roi et de la reine. Déposé dans le temple d’Isis, ce morceau était pour les habitants de Byblos un objet de vénération (selon Plutarque).

- ISIS la Déesse, quand elle eut ainsi retrouvé le cercueil, elle se jeta sur lui et poussa des gémissements si aigu, que le plus jeune des fils du roi en devint comme mort. Secondée par l’aîné, elle plaça le cercueil sur un navire et le ramena.

- ISIS, au premier endroit désert qu’elle trouva, et quand elle se crut absolument seule, ouvrit le coffre. Elle appliqua son visage sur le visage d’Osiris, l’embrassa et pleura.

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Le Dieu HORUS
Fils d’Isis et d’Osiris

- ISIS, avant de se mettre en route pour se rendre auprès de son fils HORUS, qui était élevé à Bouto, avait déposé le coffre où était Osiris, dans un endroit retiré. Mais Seth, une nuit qu’il chassait au clair de lune, le trouva, reconnu le corps, le coupa en quatorze morceaux, et les dispersa de tous côtés. Informée de ce qui s’était passé, Isis se mit à leur recherche, monta sur une barque faite de papyrus et parcourut les marais. De là provient aussi que plusieurs tombeaux passent pour être en Égypte la sépulture d’Osiris, car Isis, dit-on, élevait un tombeau chaque fois qu’elle découvrait un tronçon du cadavre. Certains auteurs pourtant n’admettent pas cette légende. Selon eux, Isis fit des images de ce qu’elle retrouva, et elle les donna successivement à chaque ville, comme si elle eût donné le corps entier. Elle voulait ainsi qu’Osiris reçût le plus d’honneurs possible, et que Seth, s’il venait à l’emporter sur Horus, fût, dans sa recherche du vrai tombeau d’Osiris, égaré et trompé par la diversité de tout ce qu’on pourrait lui dire ou lui montrer. La seule partie du corps d’Osiris qu’Isis ne parvint pas à trouver, ce fut le membre viril (le pénis). Aussitôt arraché, Typhon l’avait en effet jeté dans le fleuve et le lépidote, le pagre et l’oxyrrynque l’avaient mangé. Pour remplacer ce membre Isis en fit une imitation, et la Déesse consacra ainsi le Phalos dont les égyptiens anciens célébraient la fête.

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La Déesse NEPHTYS
Soeur d’Isis

- ISIS recouvra tous les lambeaux de chair d’Osiris, à l’exception d’un seul que l’oxyrrinque avait dévoré gloutonnement, les rajusta avec l’aide de sa sœur NEPHTYS, de son fils HORUS, d’ANUBIS et de THOT (Djéhouty), les embauma et changea cet amas de débris en une momie impérissable capable de supporter éternellement l’âme du dieu.

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Le Dieu ANUBIS
Dieu de l’embaumement

- DJEHOUTY (Thot), Isis et Horus infusèrent aux opérations d’Anubis une force nouvelle par leurs opérations magiques.

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Le Dieu DJEHOUTY (Thot)
Dieu des écrits


le massacre de thiaroye (histoire )

Sujet: Histoire

Le mépris de la France

Le Massacre de Thiaroye

 


Sur ordre des autorités françaises, les « tirailleurs sénégalais », du camp militaire de Thiaroye, sont massacrés pendant la nuit (le 1er décembre 1944, à 3 heures du matin) par l’armée française, parce qu’ils réclamaient leur solde !

La dette de la France :

Si la France a pu avoir un vaste empire colonial, c’est grâce en grande partie aux « tirailleurs sénégalais ». La participation des « tirailleurs sénégalais » a été déterminante aussi dans l’issue des deux guerres mondiales. L’Afrique fut le cœur de l’armée de libération de la France. C’est en effet sur le sol africain que l’on trouve la plus grande partie de l’Armée française de libération. C’est en Afrique que s’est joué l’essentiel du destin de la France.

Si le premier bataillon des « tirailleurs sénégalais » a été formé à Saint-Louis (au Sénégal), la majorité des soldats ne sont pas originaires du Sénégal. On y trouve des originaires du Sénégal mais aussi du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, de la République Centrafricaine, etc. Dans son excellent livre sur les « tirailleurs sénégalais » ( La France et ses tirailleurs, éditions Duboiris, 2003) Charles Onana, que j’ai eu l’occasion de rencontrer une fois lors d’une présentation de livres dans une mairie à Paris, rappelle que la France utilisait quelquefois des méthodes barbares pour enrôler les Africains. Il cite le témoignage d’Ateba Yene : « Dans les villages, la mission ambulante de mobilisation forcée faisait rage. Les indigènes à la carrure d’athlète étaient ramassés et attachés par une corde autour des reins avec comme lieu de destination ad patres, la boucherie nazie. Les missionnaires catholiques, eux aussi, jouèrent un rôle très important et ne furent pas inactifs. L’évêque français, Monseigneur Graffin, en 1941, avec la connivence d’un administrateur cerbère nommé Salin, organisa une rafle ignominieuse au sortir d’une grand-messe à la mission catholique de Mvolyé, la seule église qui accueillait tous les fidèles de Yaoundé. Ce dimanche-là, c’était comme par hasard, l’évangile du bon serviteur. A la sortie de la messe, l’église était cernée par un cordon de soldats mitraillettes aux poings. Alors que ces fidèles venaient béatement d’honorer le seigneur, ils furent embarqués sans ménagement dans des camions militaires... » Monsieur Amadou Mahtar M’Bow, ancien directeur général de l’UNESCO, constate : « L’incorporation des « tirailleurs sénégalais » se faisait ainsi, du moins en ces temps-là, selon des méthodes qui s’apparentaient à celles utilisées dans le recrutement de la main d’œuvre destinée au travail forcé auquel étaient soumis les indigènes, sujets français ».

Pourtant, comme le dit si bien Charles Onana : « Dans l’histoire de la deuxième guerre mondiale, l’histoire des « tirailleurs sénégalais » n’existe pas. Absente des manuels scolaires, écartée des grandes commémorations nationales, invisible dans le répertoire des monuments de la capitale française, rien ou presque rien ne témoigne de la présence déterminante de l’Afrique dans la libération de la France...Nous avons donc décidé de fouiller pour savoir et faire savoir ce que tous les livres d’histoire dissimulent aux enfants de France et d’Afrique : le rôle et l’action des « tirailleurs sénégalais » » Comme dans de nombreux domaines, la France a encore fait le choix de la falsification historique.

C’est en Afrique que de Gaulle, le chef de la France Libre, organise la résistance, « seulement un nombre très limité de Français ont accepté de rejoindre le général de Gaulle au début de la résistance. L’homme du 18 juin, a fini par trouver, malgré le peu de soutien de ses compatriotes, l’enthousiasme et la disponibilité chez les Africains pour continuer le combat ». Alors que des personnalités blanches comme le maréchal Pétain, l’amiral Darlan, le ministre Laval, le haut commissaire Boisson, le général Husson, l’amiral Platon, sont les complices des crimes nazis, une personnalité noire accorde son soutien à de Gaulle. Il s’agit du gouverneur Félix Eboué.

Des « Tirailleurs sénégalais » détestés par les Nazis :

Il est clair pour les Nazis que les « tirailleurs sénégalais » sont des singes. Pour les Boches, les Nègres souillent l’armée française. Les Allemands sont fous de rage car ils ne s’attendaient pas à trouver une grande résistances chez les Noirs. La haine, qu’ils ont pour les Noirs, va les pousser à commettre d’horrible crime. Citons trois cas :

Le premier cas est celui de Chasselay, un village situé à 30 km de la ville de Lyon. Une vingtaine de Blancs d’encadrement et environ 180 à 200 tirailleurs sénégalais, après un dernier combat, sont encerclé par les Allemands. Les Nazis ont le dessus et ceux qui défendent la France sont faits prisonniers. Puis les Boches exécutent à la mitraillettes tous les Noirs et laissent la vie sauve aux Blancs.

Le deuxième cas est celui d’un noir, le capitaine N’Tchoréré, assassiné par balles à bout portant par les nazis alors qu’il demandait, en qualité d’officier français, à être traité avec le respect dû à son grade.

Le troisième cas est celui de Jean Moulin, un des héros de la résistance. Alors que des malheureux individus sont victimes des bombardements nazis, les Allemands décident de rejeter la responsabilité sur les Noirs. Ils veulent que Jean Moulin, à l’époque Préfet, reconnaisse en signant le protocole : « des femmes et des enfants Français...ont été massacrés après avoir été violés. Ce sont vos troupes noires qui ont commis ces crimes dont la France portera la honte ». La réponse de Jean Moulin est sans ambiguïté : « ils (nos tirailleurs) sont incapables de commettre une mauvaise action contre des populations civiles et moins encore les crimes dont vous les accusez. » Jean Moulin sera torturé pendant sept heures mais ne signera pas ce papier. Puis il fera une tentative de suicide en se tranchant la gorge : « Je ne peux être complice de cette monstrueuse machination qui n’a pu être conçue que par des sadiques en délire ». Quel grand homme !

Des « Tirailleurs sénégalais » méprisés par la France :

Acte 1

Sur ordre des autorités françaises, les « tirailleurs sénégalais », du camp militaire de Thiaroye, sont massacrés pendant la nuit (le 1er décembre 1944, vers 3 heures du matin) par l’armée française, parce qu’ils réclamaient leur solde !

La tragédie se déroule au Sénégal. Vers la fin du mois de novembre 1944, un bataillon de 1280 tirailleurs arrive au camp de transit de Thiaroye pour être démobilisés. Il s’agit d’un retour forcé en Afrique. Ces hommes se sont battus contre les Allemands pour libérer l’Europe et en particulier la France. Certains avaient été torturés par les boches. Leur fierté d’anciens combattants fait bientôt place à la désillusion devant les promesses non tenues par la France, concernant en particulier leur pécule, les humiliations et le racisme de la hiérarchie militaire au sein de l’armée française. D’énormes discriminations apparaissent dans le paiement de solde, à cause de la couleur de la peau. Les tirailleurs se mutinent et s’emparent d’un général qui finit par promettre de régulariser la situation. Enorme mensonge ! car à peine remis en liberté, il sera donné l’ordre de massacrer les tirailleurs. Pendant la nuit (le 1er décembre 1944, vers 3 heures du matin), plusieurs unités de l’armée française, appuyées par la gendarmerie, vont massacrer ces Héros Noirs, réveillés en plein sommeil et complètement désarmés et dupés. Ils ont payé très cher leur confiance en la France. Il y a très peu de survivants et les autorités françaises vont garder le silence sur le nombre exact des tués. Des chiffres farfelus sont avancés mais « il n’y a jamais eu de commission d’enquête indépendante sur cette affaire » précise Charles Onana.

Ce journaliste d’investigation, auteur de livres sur le Rwanda et sur Bokassa, a eu l’occasion de dire dans le magazine Cité Black (numéro 36, lundi 06 septembre 2004) : « ce fut un carnage à ciel ouvert, un bain de sang préparé et exécuté par l’armée française. En 44, les tirailleurs demandent, comme les soldats français, leur solde de prisonnier de guerre. Mais les colons, aigris et frustrés de voir que ce sont des africains qui reviennent victorieux alors qu’ils sont restés trop longtemps fidèles à Pétain, ne l’entendent pas de cette oreille. Les télégrammes venant de la métropole expliquent qu’il faut restaurer le prestige du Blanc à l’égard du Noir. Ils décident de les massacrer purement et simplement pour solde de tout compte. »

Acte 2

Déjà cité, le magazine Cité Black écrit : « Malgré ces faits d’armes, aucun combattant d’Afrique n’eût l’honneur de défiler le jour de la libération sur les Champs-Élysées. Pire, tous les bataillons avaient été blanchis ! »

Acte 3

La cristallisation des pensions des « tirailleurs sénégalais » La loi de finances de 1959 « signifie en termes simples que les anciens combattants africains qui avaient lutté pour la France allaient désormais toucher une pension inférieure à celle qu’ils recevaient jusque-là. Pis, celle-ci se présenterait sous forme d’indemnités fixées à la « tête du client ». » D’autres lois viendront renforcer cette loi.

Acte 4

Le mensonge et l’ignorance sont entretenus dans nos livres d’histoire. Les Américains sont présentés comme les champions de la libération de la France, les Africains et plus généralement les Noirs (car il y avait aussi des Antillais) font figure de « lépreux » ou de « singes ».

A lire rapidement : « La France et ses tirailleurs, enquête sur les combattants de la République », Charles Onana, éditions Duboiris, 2003.

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Jaquette DVD
Distribué par la Médiathèque des Trois Mondes www.cine3mondes.com

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